Né à Gaillac (Tarn) le 20/04/1965. Etudes d’Arts Plastiques au Logis du Roy à Amiens. Obtention de la maîtrise en 1992 . Accès au concours du CAPES en 1993 Entrée dans l’enseignement des Arts Plastiques 2006 Création d’un atelier à domicile. Poursuit ses recherches en peinture et en modelage commencées en faculté. Ses productions s’orientent vers une peinture spatiale calligraphique et abstraite. Chaque forme, chaque ligne est en quête d’autonomie. Les couleurs associées aux formes s‘opposent ou fusionnent dans une quête d’harmonie. En 2009, les premiers personnages permettant de donner une échelle à l’espace pictural apparaissent en faux relief. Ce brusque retour à la figuration met un terme à la représentation en 2 dimensions et propose un retour à l’espace réel. . A l’été 2009, les premiers Stylites prennent forme : personnages faits de bouchons, de morceaux de bambou et ayant une noix en guise de tête. 



Les Stylites 

 

Les stylites : Les stylites sont des ermites des débuts du christianisme, des anachorètes, qui plaçaient leur cellule au sommet d’une ruine, colonnade, portique ou colonne pour y pratiquer une ascèse extrême.

Le socle est un élément de mise en valeur de l’objet, il assure la rupture entre l’espace du public et celui de l’art et participe à sa présentation en même temps qu’il le rend inaccessible. L’utilisation du terme  «» insiste sur la singularité des figurines, sur leur autonomie supposée face au groupe. La fragilité des supports reflète celle de l’existence, posée sur le plancher de mon atelier, les figurines s’animent simultanément du moindre déplacement, conférant à l’ensemble quelques soubresauts de vie.  

 

La gestualité du corps, ses postures, l’interaction entre les corps, l’effet de masse ou l’isolement, sont des réminiscences du quotidien, le constat décharné des rapports humains, mais aussi l’incroyable richesse de leurs interactions.

 

 L'échelle humaine redimensionne l'environnement. Réduire l'échelle des dimensions permet une mise à distance et une lecture différentes  de la réalité. 

 

La quantité et la répétition font passer la figurine du statut d’objet à celui de motif. Parfois baroque car tout en mouvement, parfois minimaliste ou abstrait dans sa disposition, les stylites n’observent aucune règle sinon celle de l’équilibre dans leur posture.

Il s’agit d’une œuvre en expansion,  chacune de ces figurines requiert le nombre, les manifestants ne créent d’impact que dans le rapport à l’espace qu’ils occupent.

 Les coureurs associent leur course sur une même ligne, leur proximité  et leur éloignement rythme l'espace traversé. Les grimpeurs s'élèvent simultanément autour du même axe en ponctuant le vide.

 

Tête de noix, corps de liège et de bambou, structure en fil de fer, chaque élément constitutif allie la qualité des matières à leur simple symbolique : fruit naturel, promesse d’éclosion, chair souple de l’arbre vénérable, solidité évidée du bambou, force et malléabilité de fer recuit reliant l’ensemble et conférant toute l’énergie au corps. La structure des corps dépasse les membres comme pour en prolonger les gestes.

 

 Tout est là, rien de crypté,  les éléments s’emboîtent naturellement, les corps se répondent dans leur conjugaison ou leur opposition.

Support de projection à tout à chacun, anonyme, asexué, sans aucune marque distinctive, les stylites sont un peuple en mouvement, profondément individualistes et inéluctablement dépendants du groupe, ils imposent leur présence dans une vaste chorégraphie, un seul élan, une même destinée